ARGUIBELLE EN SOLO
Une fois n’est pas coutume.
Je suis de ceux qui prônent que la montagne est un partage. De ceux qui accordent une importance très singulière à la cordée. De ceux qui aiment vivre l’aventure à deux, à trois…
Et pourtant, aujourd’hui me voilà seul au bout de ma corde avec l’envie de vivre l’expérience de grimper en solo auto-assuré.
L’idée de réaliser une ascension seul est assez grisante. Se poser les bonnes questions et en tirer les bonnes décisions, se confronter à soi-même, ne compter que sur soi pour réaliser une voie ou la renoncer.
Pour cette première, je me tourne vers plusieurs petites voies d’Arguibelle.
En effet, partant en solo je vais devoir réaliser chaque longueur deux fois.
Petites voies sur papier qui se transforment en de belles aventures.
Les longueurs ne dépassant pas le 5, me permettent de faire mes armes.
La première longueur me fait beaucoup réfléchir sur la question « pourquoi je fais ça ? ». En effet, malgré le choix de cotations bien inférieures à mon niveau max, l’engagement y est pour autant élevé étant donné que la chute est fortement déconseillée voir par moment interdite.
Puis très vite une sensation de bien-être m’envahît et cette question sans réponse disparaît de ma tête.
Ces ascensions résultent d’une concentration ultime où le temps s’arrête, les pensées s’éloignent et toute l’attention est pour l’instant présent.
En quelque sorte, une méditation verticale.
Il est des jours où la solitude a du bon.
Aujourd’hui c’est bien ce dont j’avais besoin et ce dont je vais avoir besoin de temps à autre.

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