LES MEMOIRES DE SATURNIN

Après avoir goûté à la solitude en paroi, l’unique pensée de réitérer l’aventure sur un itinéraire vierge d’encrages fixes (goujons…), ne me laisse pas indifférent. 

Mon idée première est d’aller répéter les voies « Bonnie et Clyde » ouvertes non loin de La Pierre-Saint-Martin par une des figures pyrénéennes, Jean-Pierre Rio. 

Puis, dans un second temps, observer si l’ouverture d’une nouvelle petite ligne serait envisageable.


Est-ce par prétention ? Ou par simple envie ?  Est-ce une lubie ? Ou un véritable objectif ? 

Est-ce un désir de passage ? Ou une tentation de longue date ? 

Pleins de questions auxquelles je me pose et qui ne font que repousser le jour J.


Arrivé sur les lieux, je me rends compte à ma grande surprise, que les deux voies initialement prévues sont équipées.

Après longue observation et mûre réflexion, je décide donc de m’employer dans des cannelures à une centaine de mètres à droite avec l’objectif d’y ouvrir un nouvel itinéraire.


J'attaque un premier mur couché offrant une jolie escalade dans du 4 pour ensuite continuer avec un deuxième court passage en 5, le tout entrecoupé d'un grand gradin de caillasses réduisant malheureusement le temps passé à grimper...

Une escalade sans grande ampleur mais empruntant ces magnifiques cannelures bien connues du massif qui rentabilise une journée de passée dans le coin afin de profiter de cette formation rocheuse juste extraordinaire.


Durant cette journée à grimper, rappeler et remonter sur corde, le souvenir de cet homme me vient.

Je suis là, sur mon bout de rocher, à contempler cet endroit magique où lui, est passé quelques années auparavant lors de sa traversée du GR10 en autonomie. 

Je pense à lui, à sa vie, à ses deux tours du monde à la voile dont un sans escale à bord de son illustre « Saturnin ». Je me sens tristement bien dans ce délicieux moment de nostalgie. 


Alors, nous ne sommes ni dans les Drus, ni dans les Grandes Jorasses. 

C’est une escalade sans grande prétention mais permettant de passer une demi-journée à grimper sur un rocher splendide, dans une ambiance paisible et dans un fabuleux décor minéral qu’il aimait tant. 

C’est ainsi que me viennent ces quelques mots qui rendront hommage à Christophe et qui nommeront ma première signature, faite en solo. "Les Mémoires de Saturnin".




Accès : Après avoir passé la station de la pierre, se garer sur le premier parking de la station de ski de fond Belagua. Emprunter la piste de ski de fond sur environ 300m puis monter en direction de la paroi. Le nom est marqué sur le rocher avec un petit cairn sur le dessus. 5' de la voiture...


Descente : Arrivé sur le plateau, longer sur la gauche en direction du parking. En naviguant bien, nous retrouvons facilement la route.


Premier parking



















Départ de la voie



2e long





 



 



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