ATHÈNES - EN TERRE DES DIEUX

    Si les capitales ne font pas partie de nos désirs de voyages, une fois n’est pas coutume.
L’idée initiale était le nord de la Norvège, voyage déjà annulé une première fois pour cause de Covid, cette fois, la logistique pour affronter les grands froids avec un petit bonhomme nous a fait changer de cap. 

C’est ainsi que nous vient l’idée de la Grèce pour sa météo plus clémente et sa riche histoire. 

Un premier voyage pour Sacha « facile » à organiser et captivant pour son jeune âge. 

C’est avec impatience qu’il rêvait de ce départ…





Pau —> Paris CDG —> Athènes 



Sur ces terres arides et vallonnées, se trouve Athènes, cette capitale semblable à toutes les autres et si singulière à la fois. 

En effet, une ville étendue, brassant un monde épouvantable avec une circulation dense. Voitures, scooters, tramways, métro… tout le tralala d’une capitale. 

Et pourtant…


Grouillant de monde, nous découvrons très vite qu’au sein de cette même ville, existe une multitude de petits quartiers tout aussi charmants les uns que les autres.


Mention particulière à celui où nous avons logé, le quartier de l’Acropole. Un endroit magique, suspendu, coupé de ce brouhaha et où trône en toile de fond, ce temple magnifique aux couleurs ocre que tenait la chère déesse Athéna. 


Aux pieds de cette Acropole, aux allures de petits villages, y sont plantés les quartiers Pláka et Anafiótika.

L’un parcourant des ruelles bordées de magasins « attrapes touristes » (bien que nous en faisons partie) dans une ambiance chaleureuse, et l’autre, à flanc de coteau, aux maisons blanches typiques du pays, un véritable petit havre de paix. 


Ces quartiers, nous les avons parcourus à plusieurs reprises, les commerçants y sont charmants, la vie y est paisible. On se sent presque comme à la maison. 

C’est ici que nous y avons fait la plupart des découvertes culinaires et pas des moindres. 

Salade grecque, moussaka, souvlaki (à base de viande grillée servie avec du pain pita et le fameux tzatziki), Gyros (le sandwich du pays avec pain pita), spanakopita (cette tourte épinard / feta qui sera mon péché mignon du séjour), poissons frais de toute sorte, manouri (délicieux fromage de brebis ressemblant à de la feta mais plus doux et plus crémeux), baklava, kataifi (pâtisserie aux noix et épices, enroulée d’une pâte en fils nommée cheveux d’anges), portokalopita (gâteau à l’orange juste incroyable), Ouzo (le pastis local)… 

Autant de saveurs qui ont régalé nos papilles et nous laisseront l’eau à la bouche rien que d’y penser. 









Consciemment, nous avons aussi été nous perdre dans les entrailles de la capitale.

Nous y  avons découvert de multiples ambiances.

Des rues passantes à celles plus calmes, de la richesse à la pauvreté, aux citronniers et orangers poussant sur les trottoirs, à cette multitude de chats vadrouillant (ici, ces petits êtres à quatre pattes sont traités comme des rois. Des cabanes, gamelles… sont installées un peu partout), aux policiers à chaque coin de rues… 

Sans oublier cette relève de la garde au parlement, à la cérémonie bien unique.

Bien que nous ne soyons pas friands de ce genre de voyage au cœur de ces grandes villes, on ne peut qu’avouer être ravi d’avoir pu vivre et s’imprégner de cette capitale bien singulière.










   Venir à Athènes, c’est se plonger dans l’histoire antique et la mythologie. 

A vrai dire, je ne m’y étais jamais vraiment intéressé. Ce séjour m’a ouvert les yeux sur cette richesse architecturale préservée, mais aussi et surtout sur cette période passionnante qui remonte à des milliers d’années.


Deux visites parmi d’autres, marquantes par leur grandeur et leur beauté.


L’Acropole, site incontournable d’Athènes.

Véritable joyau de l’antiquité, une visite à couper le souffle par la grandeur et la beauté de ces constructions à l’architecture si caractéristique. 

Ici tout est plus grand que grand, on en prend plein les yeux et on réalise l’ampleur de ce qu’a pu créer l’Homme, jadis.

Je reste ébahi devant ces édifices plus ou moins encore debout.

Je vois de mes propres yeux ce qu’ils ont construit en 447 av. J.-C. env.

Je reste songeur. 


Cap Sounion.

Posé sur son promontoire de roche se jetant dans la mer d’Egée, c’est le temple Poséidon, du moins ce qu’il en reste, qui se dresse fièrement. 

D’une pure beauté, c’est l’endroit idéal pour y observer le coucher de soleil et contempler ces couleurs magnifiques sur ces colonnes de pierre.






























En arrivant à Athènes, nous avons repéré plusieurs parcs à l’intérieur de la ville. 

Nous étions d’avance rassurés de pouvoir nous ressourcer dans des petits coins de nature. 

Ce n’était donc pas sans peine, une fois sur place, de découvrir ces espaces donnant cette agréable sensation d’être loin de la capitale. 

De plus, à ma grande surprise, Athènes est composée de sept collines, prenant pour certaines une belle altitude, avec une vue à chaque fois unique sur l’Acropole. J’ai même trouvé, à deux pas de notre logement, de quoi m’entraîner sur un terrain alpin. Que demande le peuple.

Nous avons donc pu profiter chaque matin, à tour de rôle, d’un petit footing dans ces petits coins de paradis et ruelles encore dépourvues de monde. 




























Pour concilier le milieu du sport et de l’histoire, deux lieux m’intéressaient.


Le premier, le stade Panathénaïque. 

Situé au cœur d’Athènes, il a été initialement construit pour accueillir en 330 av. J.C. les Panathénées (fêtes religieuses et culturelles en l’honneur de la déesse Athéna). 

Plus tard, en 1896, ce lieu mythique a accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes organisés sous l’égide du CIO, fondé par M. Pierre de Coubertin. 

Un monument historique important, témoignant de l’héritage sportif et culturel de la Grèce antique.


Puis, c’est à Marathon, à quarante kilomètres d’Athènes, que nous avons passé une journée extraordinaire.

L’épreuve sportive portant le nom de cette ville, puiserait ses origines dans l’histoire grecque.

Tout débute en 490 avant J.-C.

Philippidès, un Hellène, aurait couru de Marathon à Athènes sur une distance d'environ 40 km. Le jeune homme voulait annoncer la victoire contre les Perses à l’issue de la bataille de Marathon. Épuisé, il serait mort après avoir délivré son message.

C’est donc, ici à Marathon, que nous avons fait la visite du musée « Marathon Run Museum », retraçant l’évolution de cette épreuve tant convoitée des coureurs sur route. 

S’en est suivi d’une balade dans les terres, dans un décor tristement magnifique entre lac et moyenne montagne portant les stigmates d’un été meurtrier dû aux incendies que vient d’essuyer le pays.




































Pour clôturer ce voyage, nous avons levé les voiles direction l’île d’Egines. 

Une belle journée à marcher le long de la côte avec une vue imprenable sur l’eau et ces sommets environnants, puis sur ces petites routes aux allures de chemins où passe à peine une voiture, traversant ces champs d’oliviers mais aussi et surtout de pistachiers (île bien connue pour la culture de ce petit fruit sec qui ravit nos apéros). 























Athènes, la Grèce, un voyage en terre des dieux extraordinaire.

Un premier voyage pour le petit bonhomme, qui j’espère, l’a gravé dans sa boîte à souvenirs. 

Place aux souvenirs et peut-être un jour aux retrouvailles… 


Yassou 

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